le petit avant / après à pas piquer des vers #3

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encore un petit avant/après dans la maison-tanière ! sauf que cette fois, c’est essentiellement moi qui m’y suis collée (donc fierté).

alors oui, comme ça, il n’est pas évident pour tout le monde de peinturlurer son couloir avec une couleur qui fait mal aux yeux, mais on est des fous quoi.

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avant, on avait un (trop) long couloir complètement tapissé de violet pailleté (que tu aperçois sur la gauche), c’était absolument charmant mais pas vraiment à notre goût. pour casser la longueur, on a emprunté l’idée de génie de tête d’ange, le coup de la boîte colorée nous a beaucoup plu. et on a poussé le vice à hyper-sur-colorer le tout, parce que faut pas faire les choses à moitié, qué !

ça fait maintenant deux ans que c’est fait, et on ne s’en est absolument pas lassé (si tu détestes, je te comprendrai, mais me le dis pas).

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notre première séance d’haptonomie

ou comment te sentir bien bien à l’aise, allongée, les yeux fermés, quasi à poil entre ta sage femme et ton mec …

alors voilà : pour prendre un peu de temps avec notre poupette et préparer son arrivée comme il se doit (plus qu’un mois maximum, gniiiii !!!!), on s’est dit qu’on allait se réserver des instants de tranquillité papa-maman-bébé en séances d’haptonomie.

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samedi dernier, donc, c’était notre première séance. après un entretien préalable, la sage-femme se lève et me balance : « bon, ben comme je vous avais dit, il faut vous mettre en sous-vêtements ».

WHHAAAT ?

j’avais oublié ce détail … avec tout ce qu’implique d’avoir oublié ce détail quand on est une fille, bien sûr … là je crois que j’ai fait une vanne sur les sous-vêtements dépareillés (AH AH …) pour faire genre j’étais une fille rigolote, et surtout pour attirer subrepticement son attention sur mes sous-vêtements plutôt que sur ma pilosité de jambe.

cette mauvaise passe terminée, je me dis que je vais être peinarde. c’est sans compter le fait que, pour me faire vraiment ressentir les choses « dans mon giron » comme elle dit, c’est mieux que j’aie les yeux fermés. IMAGINE le confort de se retrouver en culotte dépareillée, les yeux fermés, la bedaine proéminente, face à d’autres individus eux-mêmes habillés et debout. voilà. voilà. voilà …

et puis on a commencé les exercices, les vrais, avec les massages du ventre et des jambes, le « regroupement familial sur mon bidou », notre poupette qui dansait avec les mains de son papa, qui répondait à ses appels et suivait tous ses mouvements, les mains toutes maladroites du conc’ qui se sont faites plus à l’aise pour jouer avec sa poupette et étirer mon dos.

tellement top que j’ai presque pas été mal à l’aise quand j’ai du prendre la position de la grenouille …

le point sur la january cure / ma chambre

héhé, petit scarabée, ça y est, je suis en arrêt ! je vais pouvoir me défouler sur les internets !

pour commencer cette série d’articles, qui s’annonce prolixe et débridée (ou bien consternante et irrégulière, on verra, surprise du chef (le chef c’est les hormones, hein, t’as bien compris ?)), un petit point sur la january cure d’apartment therapy s’impose.

un seul constat : je n’ai rien fait. rien.

petite pause de la honte.

sauf nos chambres parce que j’étais obligée pour faire de la place à future poupette. alors bon, en exclu, ma nouvelle chambre. bonne visite.

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tu remarqueras que mes hormones m’ont interdit de faire du rangement au préalable …

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une orchidée morte ? nonnnnnn, une orchidée qui va se remettre.

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ceci est la seule partie du dressing que j'ose te montrer ... Janel d'apartment therapy ferait trop la tronche sinon

ceci est la seule partie du dressing que j’ose te montrer … Janel d’apartment therapy ferait trop la tronche sinon

j'avais mis des belles chaussettes pour que ça fasse hyper "moelleux" mais poupette en a décidé autrement

j’avais mis des belles chaussettes pour que ça fasse hyper « moelleux » mais poupette en a décidé autrement

éloge au conc’

à chaque nouvel article ici, j’aime bien avoir la réaction du conc’ pour valider ma prose .. je lui annonce d’un air faussement détaché (j’ai fait un stage de théâtre en Suède, je suis hyper balaise pour feindre) que j’ai pondu un nouveau laïus, et j’attends fébrilement sa critique. l’autre jour, il a rien dit et il a pas ri … bon, alors ok, je fais pas toujours des articles profondément hilarants, mais là j’ai été un peu surprise. je l’ai donc interrogé innocemment et j’ai compris l’objet de la déconvenue : le conc’ me dit : « bah ouais, il est bien ton article mais … tu parles pas de moi ».

et puis tout à l’heure, j’ai été réveillée de ma sieste (par un coup de fil de ma belle-soeur qui voulait savoir si elle pouvait aller manger chez sa mère sans vexer son beau-père parce que peut-être on était invité chez le beau-père sans le savoir, enfin j’ai RIEN COMPRIS !) et je suis allée regarder mon bidon dans le miroir. pis là j’ai relevé les yeux. pis là j’ai vu ma tronche du réveil, la vraie, celle des yeux pas encore ouverts, des sourcils froncés et du menton qui a enflé rapport au ventre qui a gonflé. pis là je me suis dit : ouah, le conc’, il voit ça TOUS LES MATINS et il a l’air quand même content ! faut que je ponde un éloge du conc’ !

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DONC, en vrac,10 petites choses sur le conc’ !

– le conc’ tond la pelouse avec un tracteur tondeuse. jusqu’ici, c’est plutôt un tue-l’amour, on est d’accord. MAIS la frimousse appliquée du conc’, tout droit sur son tracteur tondeuse en marche arrière, les bras tendus, est tellement génialissime que toi aussi, tu craquerais, je t’assure.

– le conc’ fait les meilleures omelettes du monde.

– une fois, le conc’ a cru que le bus allait partir sans moi, m’oubliant dans un vague toilette public de bord de route en thailande, et le laissant terminer le voyage tout seul. sa tête d’écureuil effarouché gigotant fébrilement dans tous les sens derrière la vitre, essayant d’expliquer tant bien que mal au chauffeur et à ses voisins endormis (bien sûr tous thailandais ne parlant pas un mot d’anglais) qu’on ne pouvait pas partir comme ça, reste une vision qui me déclenche systématiquement des larmes de rire.

– le conc’ a fait des supers travaux dans la salle de bains … la douche fuit.

 – pour notre premier rendez-vous, le conc’ n’a rien laissé paraître quand il a remarqué que je balançais le riz de mes sushi partout sur la table du restau … en même temps, il venait de me parler urssaf, alors bon …

 – le conc’ peut tout réparer (à part une douche). mais les deux boutons d’une machine à laver le pétrifient. là il perd tous ses moyens. je comprends pas.

– le conc’ est barbu … ouais, enfin si on doit parler du physique, je dois admettre que je trouve que le conc’ est très beau en fait.

 – le conc’ a ramené ses 6 guitares à la maison. il se fabrique un ukulélé et son banjo sonne le cul.

 – le conc’ va avoir une fille …

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crédit photos : Ricardo Vieira, LE génialissime et adorable photographe de notre mariage

 

les hormones

ouh lààààà, mais y a longtemps que je suis pas venue par ici moi ! tout ça par la faute des hormones, c’est sûr … à vrai dire, cette histoire d’hormones, avant de la vivre, je pensais que c’était un peu un mythe, un truc exagéré pour faire plus rigolo et pour faire croire que les pauvres maris, quand même, il fallait aussi les plaindre. mais qu’en réalité, ouiiiiii, bonnnnn, on pouvait devenir un poil sensible ou pousser parfois jusqu’au caprice (parce que bon, on nous le permet pendant 9 mois, on va pas non plus s’en priver !), mais de là à faire un fromage de ces hormones …

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puis voilà … la vie décidément apprend toujours à revoir ses jugements … mes hormones et moi depuis le début de cette grossesse, on est en guerre.  en guerre les unes contre l’autre, j’entends.

elles gagnent à chaque fois, elles me font faire n’importe quoi.

c’est épuisant.

ne parlons pas de l’appétit, des dépenses incontrôlées, des décisions prises très vite et de travers … c’est anecdotique, de la rigolade ! mais les humeurs …

un jour je pleure de rage, un jour je pleure de fatigue, un jour je pleure de bonheur, le lendemain je pleure d’inquiétude et le soir je pleure de désespoir, puis me revoilà tellement heureuse qu’il faut pleurer pour évacuer tout cet amour que je porte en moi, ah, tiens, là, je suis exaspérée j’ai envie de pleurer … ça n’en finit pas. je ne te parle pas, bien sûr, de la culpabilité vis à vis de mon miochounet, qui bien sûr me donne des sueurs froides en ces temps de chaos interne.

voilà le tableau, en gros. je suis donc imprévisible, même pour moi-même, et c’est un chouia déconcertant.

voilà quoi … les hormones ne sont pas qu’un mythe. les hormones sont réelles, elles sont puissantes, elles détruisent tout sur leur passage et ne laissent place qu’à la misère et la désolation de la pauvre femme enceinte. j’ai peur.

plus que 6 semaines. prions.

la prochaine fois, on parle hémorroïdes …

une nuit de maman …

les nuits de maman sont plus ou moins épiques, selon les périodes … en ce moment, je peux dire que : je-me-ré-gale ! ouuuuuuh, j’en fais des projets la nuit ! les insomnies sont teeeeellement propices à la création, c’est génial. et puis à ce stade, c’est vraiment le moment d’en profiter, puisqu’à chaque fois que je me retourne, je me réveille. ben ouais, tourner un corps pareil dans un lit, c’est pas facile-facile j’ai envie de dire. alors HEUREUSEMENT, je suis obligée de me mettre quasi à 4 pattes, pour pouvoir m’échouer sur le côté inverse … non, ça n’est pas très naturel, donc forcément, ça réveille, et là c’est la joie.

ça, c’est quand tout va bien.

 

la nuit dernière, c’était encore mieux. miochounet a déclenché une ravissante petite otite.

programme :

00h15 : miochounet crie. il appelle. je suis lâche, je suis enceinte, je donne un coup de pied réveille doucement le conc’. il se lève avec légèreté.

00h20 : le conc’ est satisfait, miochou s’est rendormi.

00h21 : le conc’ s’est donc rendormi.

00h45 : miochou a encore mal, il crie. il geint. j’ai mal pour lui. j’ose pas trop abuser du conc’. je me lève.

00h55 : miochou veut un médicament. pas possible mon chat, le dernier doliprane c’était il y a 3 heures … il veut un câlin.

01h00 : je suis de retour dans mon lit. miochou s’est rendormi mais gémit dans son sommeil. je culpabilise. A MORT.

01h02 : je me décide à chercher un remède naturel et efficace contre les douleurs d’otite. internet.

01h05 : ah tiens, ça ça a l’air révolutionnaire.

01h10 : je passe dans le couloir et je vois la tête de mon miochou toute droite au-dessus de son lit. t’inquiète mon roudoudou, maman va te préparer une potion magique.

01h12 : je suis dans la cuisine. je coupe de l’oignon (!!!). ça pue. je pleure. je mets l’oignon dans un ramequin au micro-ondes. ça fait des bruits bizarres, j’ai peur pour le micro-ondes. je sors l’oignon. Roh putain ça pue !! je pleure.

01h15 : je fourre l’oignon dans une compresse. je monte avec mon remède jusqu’au lit de mon enfant fébrile. ça pue, il a un sérieux mouvement de recul. il ne veut plus de potion magique finalement. pour lui montrer à quel point c’est génial, je pose la compresse à l’oignon contre mon oreille. au point où on en est …

01h25 : ça fait 8 minutes que miochounet s’imbibe l’oreille au jus d’oignon. il s’est endormi. il pue. je fiche cette fichue compresse à la poubelle et je vais me coucher, colmatant mes doigts qui puent sous l’oreiller.

 

constat : j’ai eu les doigts qui puent une bonne partie de la matinée. miochou a certainement perdu des amis, tout puant de l’oreille qu’il était. MAIS ça a marché. il a dormi sans broncher, sans se plaindre de l’oreille, jusqu’au matin. verdict : c’est miraculeux. par contre, est-ce vraiment parce que l’oignon a fait suinter l’oreille et donc diminuer la douleur, ou est-ce parce qu’on était tellement shootés à l’oignon qu’on a bien dormi ? le mystère reste entier …

 

mes-remedes-de-grand-mere

apprécier les plaisirs du moment

je suis quelqu’un d’impatient, j’ai peur de rater, de trop attendre, de passer à côté, de ne pas profiter assez, de manquer. je suis trop pressée. beaucoup trop pressée. et j’ai de grandes envies, des expériences plein la tête, que je voudrais réaliser tout de suite … comme ça, en vrac, là tout de suite, je voudrais emmener mes enfants voir les éléphants en afrique, et louer une maison dans les landes pour deux semaines, et aller passer 6 mois à venice beach, ou un an à bali, retourner en inde et aller voir la neige dans les alpes …

ce qui veut dire avoir rencontré ma poupette et être sûre qu’elle va bien, qu’elle respire et qu’elle a tout ce qu’il lui faut, connaître son petit visage et ses petites mains, son sourire et sa petite odeur de bébé …

avoir enfilé ma robe de mariée et savoir que notre journée s’est bien passée …

tout ça, là, aujourd’hui … avoir la promesse qu’on a tout fait. mais quand on aura fait tout ça, ils auront peut-être plus de 10 ans !

 

et parfois je me demande si je ne m’empêche pas de profiter à fond des plaisirs du moment. à trop voir dans le futur, il ne faut pas que j’oublie la joliesse de notre présent. il est chouette notre présent. entre les sessions bain-rock&roll dans la grande chambre (allez papa, je me lave et tu fais très fort du rock avec ta guitare !), l’aménagement de la maison-tanière pour l’arrivée de poupette, les premiers froids et puis après le soleil, les dunes de la pâtisserie david, les blagues de miochounet et les gesticulations de poupette (cette gosse sera contorsionniste, c’est pas possible), notre rendez-vous vendredi avec poupette (le dernier avant le grand rendez-vous), les petits polas collés n’importe où par miochounet, les jolis préparatifs du mariage chez mes parents, … c’est ça qui est important, pour le moment, c’est chouette le présent

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