le dernier mois

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une poupette qui pète la forme, même si elle a un peu moins de place pour bouger … ses petits poings et ses petits pieds peuvent encore frapper doucement à la porte ou se blottir entre mes côtes, de temps en temps quelques pas de danse sont initiés et surtout ce vilain hoquet ! elle attend, patiemment, on profite bien toutes les deux de nos moments tranquilles pour se reposer … sa valise est presque bouclée, sa chambre est presque rangée et son grand frère a l’air presque prêt ! moi il me tarde de la voir arriver, de pouvoir enfin énoncer son prénom à voix haute et pas seulement dans un espace confiné, de pouvoir la serrer et la regarder, de l’entendre pleurer. c’est long le dernier mois.

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notre première séance d’haptonomie

ou comment te sentir bien bien à l’aise, allongée, les yeux fermés, quasi à poil entre ta sage femme et ton mec …

alors voilà : pour prendre un peu de temps avec notre poupette et préparer son arrivée comme il se doit (plus qu’un mois maximum, gniiiii !!!!), on s’est dit qu’on allait se réserver des instants de tranquillité papa-maman-bébé en séances d’haptonomie.

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samedi dernier, donc, c’était notre première séance. après un entretien préalable, la sage-femme se lève et me balance : « bon, ben comme je vous avais dit, il faut vous mettre en sous-vêtements ».

WHHAAAT ?

j’avais oublié ce détail … avec tout ce qu’implique d’avoir oublié ce détail quand on est une fille, bien sûr … là je crois que j’ai fait une vanne sur les sous-vêtements dépareillés (AH AH …) pour faire genre j’étais une fille rigolote, et surtout pour attirer subrepticement son attention sur mes sous-vêtements plutôt que sur ma pilosité de jambe.

cette mauvaise passe terminée, je me dis que je vais être peinarde. c’est sans compter le fait que, pour me faire vraiment ressentir les choses « dans mon giron » comme elle dit, c’est mieux que j’aie les yeux fermés. IMAGINE le confort de se retrouver en culotte dépareillée, les yeux fermés, la bedaine proéminente, face à d’autres individus eux-mêmes habillés et debout. voilà. voilà. voilà …

et puis on a commencé les exercices, les vrais, avec les massages du ventre et des jambes, le « regroupement familial sur mon bidou », notre poupette qui dansait avec les mains de son papa, qui répondait à ses appels et suivait tous ses mouvements, les mains toutes maladroites du conc’ qui se sont faites plus à l’aise pour jouer avec sa poupette et étirer mon dos.

tellement top que j’ai presque pas été mal à l’aise quand j’ai du prendre la position de la grenouille …

les hormones

ouh lààààà, mais y a longtemps que je suis pas venue par ici moi ! tout ça par la faute des hormones, c’est sûr … à vrai dire, cette histoire d’hormones, avant de la vivre, je pensais que c’était un peu un mythe, un truc exagéré pour faire plus rigolo et pour faire croire que les pauvres maris, quand même, il fallait aussi les plaindre. mais qu’en réalité, ouiiiiii, bonnnnn, on pouvait devenir un poil sensible ou pousser parfois jusqu’au caprice (parce que bon, on nous le permet pendant 9 mois, on va pas non plus s’en priver !), mais de là à faire un fromage de ces hormones …

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puis voilà … la vie décidément apprend toujours à revoir ses jugements … mes hormones et moi depuis le début de cette grossesse, on est en guerre.  en guerre les unes contre l’autre, j’entends.

elles gagnent à chaque fois, elles me font faire n’importe quoi.

c’est épuisant.

ne parlons pas de l’appétit, des dépenses incontrôlées, des décisions prises très vite et de travers … c’est anecdotique, de la rigolade ! mais les humeurs …

un jour je pleure de rage, un jour je pleure de fatigue, un jour je pleure de bonheur, le lendemain je pleure d’inquiétude et le soir je pleure de désespoir, puis me revoilà tellement heureuse qu’il faut pleurer pour évacuer tout cet amour que je porte en moi, ah, tiens, là, je suis exaspérée j’ai envie de pleurer … ça n’en finit pas. je ne te parle pas, bien sûr, de la culpabilité vis à vis de mon miochounet, qui bien sûr me donne des sueurs froides en ces temps de chaos interne.

voilà le tableau, en gros. je suis donc imprévisible, même pour moi-même, et c’est un chouia déconcertant.

voilà quoi … les hormones ne sont pas qu’un mythe. les hormones sont réelles, elles sont puissantes, elles détruisent tout sur leur passage et ne laissent place qu’à la misère et la désolation de la pauvre femme enceinte. j’ai peur.

plus que 6 semaines. prions.

la prochaine fois, on parle hémorroïdes …

cette grossesse

p’tite poupette,grossesse

c’est fou comme t’attendre, toi, ne ressemble en rien à ce que j’ai connu il y a 4 ans … cette fatigue, immense, incessante, qui m’a appris l’art de la sieste, qui m’essouffle et me rend bougon, et qui me fait vivre, en réel, les pleurs d’épuisement, ceux qu’on redoute chez un enfant trop fatigué quand arrive le soir … cette fatigue aura tout changé ! mais aussi plein d’autres petites et grandes anecdotes de grossesse : toi, tu me fais aimer le citron, je me damnerais pour une tarte au citron. tu me fais manger pas mal de chocolat aussi (ou alors c’est noël ?) … tu m’empêches de marcher trop longtemps, mais on trouve à nous deux assez de souffle pour continuer notre yoga. tu gigotes comme personne, des bras, des jambes, tu sautilles, tu donnes des coups de pieds, et ce qui est magique avec toi c’est qu’on n’a qu’à poser notre main sur mon ventre et tu nous réponds. mais c’est notre secret à tous les 4, parce que tu es un peu timide, tu ne le fais pas trop quand tu entends des voix moins familières. tu es beaucoup plus calme quand tu entends la voix de ton frère et tu bouges avec la musique. tu me donnes envie de paillettes et de mini collants jaunes …

mais ce qui change aussi, c’est le temps. le temps qui file. le temps que je n’ai pas pour toi, rien que pour toi. le temps qui nous glisse entre les doigts parce que la vie, parce que le boulot, parce que tout ça, et parce que ton frère. tu es la deuxième et tout est aussi fort, mais on a moins le temps de prendre le temps d’y penser. je suis ta maman (et je suis bourrée d’hormones de la chouine) alors ça me fait culpabiliser, bien sûr. et puis je me raisonne. on apprend notre rythme à 4, c’est tout. on a moins de temps, mais on est plus nombreux, alors au final, du temps pour toi, il y en a plein. et puis la qualité ce n’est pas que du temps.

allez, come on poupette, encore quelques semaines et on aura plus de temps !!

wanted #3

petite poupette a encore plein de temps, dans son bain chaud, pour expérimenter le trampoline sur vessie, le crochet du droit sur nombril, l’écoute attentive des histoires de chevalier de son frère, les siestes bien peinarde dans la lumière tamisée et la danse endiablée sur toutes sortes de musiques (poupette aime surtout la musique de merde, avouons-le …). pendant ce temps, on commence à réfléchir l’aménagement de la maison, avec une petite vie de plus dedans. il ne nous manque pas grand chose, puisqu’on avait conservé le matériel du « grand » miochounet, mais il va nous falloir quelques achats pour sa jolie chambre de bébé …

wishlist poupette

1 : une jolie commode pour poser la table à langer (smallable)

2 : une affiche mignonnette (ingela arrhenius)

3 : des bacs de rangement pour sa chambre (varpunen)

4 : une turbulette de fiiiiiiille (april showers)

5 : une écharpe de portage flashy pour me balader dans les champs (je porte mon bébé)

6 : un mobile rien que pour elle (oxybul)

Salut !

poupette

le temps passe, la vie passe … et mon ventre s’arrondit d’une nouvelle petite vie. une toute petite vie qui me prend beaucoup d’énergie, qui m’impose beaucoup de sommeil et de chocolat, qui aime la musique et les bons repas, qui rouspète quand je fais du yoga, qui vient toujours se blottir dans la main de son papa quand elle se pose là, qui fait des checks à son grand frère à travers ma peau, qui trouve marrant de taper pile dans ma vessie quand on marche trop longtemps, qui joue avec ses petits pieds quand je bois du pétillant, qui répond toujours quand je viens la titiller du bout des doigts. une petite vie qui s’est ancrée au creux de moi il y a maintenant 6 mois, une petite fille cette fois ! Welcome poupette

Fet’nat’

C’est bête, Miochounet aurait pu avoir un prénom tout trouvé. Ou du moins un surnom, pour rigoler, on aurait pu l’appeler Fet’nat et ça aurait toujours été moins cucul que Mon Poussin, Ma Crotte (que j’ai vraiment entendu) ou autre sobriquet inventé par son papa « l’as des surnoms » (il est très fier de sa dernière trouvaille et je suis donc devenue « Grobi » … Vivement que je retrouve mon ventre plat, je vous garantis je craque !).

On s’est bien marré en tous cas, dans la voiture qui me conduisait à la maternité, en s’imaginant ce surnom pour notre fiston à qui on aurait fait croire que le feu d’artifice, c’était que pour lui, comme ça il aurait été super ridicule devant ses copains quand il le dirait, tout ça. Oui, on va être des parents ignobles … Faut rigoler, quoi !

Toujours est-il qu’on s’est pointé à l’hôpital, après avoir cru déceler les « signes » d’un accouchement imminent, et qu’on a cru que notre Mioche serait notre feu d’artifice, notre prise de la Bastille, notre fierté du 14 juillet. Et on a été super fort : on est resté calmes, on a appelé la maternité pour demander leur avis, on a complété nos petites valises, on n’a pas râlé parce qu’il était 2h du matin et on n’a grillé aucun feu rouge. Parfaits. Fiers de nous.

Sauf que ça servait à rien d’être parfaits sur ce coup-là, c’était juste une fausse alerte ! Un coup pour rien. Un entraînement. Une mauvaise blague du Mioche, décidément bien plus malin que nous …

l’enfant machiavélique