Ma campagne

Je les ai bien détestés, ces deux personnages saugrenus que sont mes parents, d’avoir eu l’idée folle de me faire naître et grandir à la campagne.

J’étais là, snob et boudeuse, telle une princesse enfermée dans une tour de verre, ruminant mon amertume. Pauvre de moi, réduite à développer une relation épistolaire avec moi-même ou à m’époumoner en sautillant sur de la dance, les yeux humides devant mes posters Star Club, ou rêvassant de mes futurs oscars et de New York. De temps en temps, Princesse Nombril enfourchait son fidèle scooter vert et argent et fièrement, elle arpentait les routes arborées. Elle retrouvait çà et là un prince charmant à mobylette ou quelque autre princesse abandonnée, et pouvait s’adonner au plaisir de massacrer Nirvana sur sa nouvelle guitare.

Le Roi et la Reine, à qui on ne dit jamais assez merci, ont toléré la musique affreuse de Princesse Nombril, l’ont amenée à New York (entre autres) et lui ont permis d’avoir son propre mini-château à Paris dès que le temps fut venu.

Tout ça pour dire que j’aime la ville, quoi … Mais que revenir au château régulièrement, c’est vital et que cette campagne, c’est chez moi. Et puis franchement, elle est canon cette campagne, non ?

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